
Etude d'un reformeur de condensateur
(Joseph-Henri Lévy)
Les anciens condensateurs posent plusieurs types de problèmes au restaurateurs de postes radio TSF:
- leurs identifications - nature et valeurs caractétistiques
- leur remplacement par des composants actuels
- leur reformage (condensateurs chimiques)
Peut on faire revivre un vieux condensateur chimique


Le schéma de principe
La tension de reformage sera tirée du secteur 220V derrière un transformateur d'isolement. En redressement mono-alternance, cela donne 310V continus.Attention ! les tensions en
jeu peuvent être mortelles
Un schéma plus précis.

- une résistance de 100 Ω de limitation du courant le condensateur de filtrage et donc dans la diode 1N4007 lors du chargement du condensateur de filtrage de 120µ/330V récupéré sur un appareil jetable muni d'un flash.
- une résistance de 33K/5W qui limite le courant de reformage à 9mA.
Sur le schéma ci-dessous : Z1 (150V/1.5W) , Z2(100V,0.5W), les résistances sont des 0.5W sauf indications contraires. Le cadran dévie en pleine échelle pour 1V.
Mode d'emploi.
Pour un condensateur fonctionnant normalement sous 350V ou plus.- Mettre le sélecteur de tension en position 3 (150V).
- Brancher le condensateur
- Attendre que le courant de fuite descende sous le mA. Arrêtez l'opération ici pour un condensateur ayant une tension de service de 150V ou moins
- Placer le sélecteur en position 2 (250V)
- Attendre que le courant de fuite descende sous le mA. Arrêtez l'opération ici pour un condensateur ayant une tension de service de 250V ou moins
- Placer le sélecteur en position 1 (250V)
- Attendre que le courant de fuite descende sous le mA
Reformer les condensateurs
(H-L Jeanmonod) J'ai reformé des condensateurs qui
étaient en court-circuits, sur un Philips 510A, avec succès, il y a plus de
cinq ans et le poste marche toujours, même sans le faire fonctionner souvent. La
méthode ne s'applique qu'aux condensateurs Philips à électrolyte liquide,
reconnaissable au bruit de liquide quand on les secoue.
Il faut s'assurer que le condensateur est étanche et ne présente pas de fuite, sinon il faut utiliser la méthode du vidage et du remplacement de l'intérieur par un condensateur neuf. Je commence par appliquer une basse tension, provenant d'une alimentation de labo qui va jusque à 24 Volts. Si le condensateur est en court-circuit, le courant monte puis au bout d'un certain temps diminue pour devenir presque nul. Puis à ce stade il y a deux méthodes, soit vous le reformez avec l'alimentation du poste sur lequel il se trouve, soit vous pouvez le reformer avec une alimentation HT réglable (exemple fig1). Si vous voulez le reformer dans le poste même, il faut faire un montage de deux diodes 1N4007 et de plusieurs résistances de 10k ohms 2 Watt. Vous connecterez les anodes des deux diodes à la place des anodes de la redresseuse HT, en enlevant celle-ci du châssis, ainsi que les autres lampes. Puis les résistances de 10k ohms en séries de manière à former une résistance à prises de 10, 20 ,30, 40, 50 k ohms. Une des extrémités de ces résistances sera reliée aux cathodes des deux diodes. Au moyen d'un fil mobile, on reliera le pôle positif du condensateur par l'intermédiaire d'un milliampère- mètre à la dernière résistance de 10 k, soit 50 k au total. On enclenchera l'appareil et on surveillera le courant qui ne devrait pas dépasser les 5 mA. Puis on passera à la prise suivante en mettant 40 k au total, si le courant est supérieur à 10 mA, il faut revenir à 50 k et laisser le condensateur se former, le courant baisse petit à petit, tandis que la tension monte à ses bornes. Puis on diminue la résistance par paliers de 10 k successifs, au fur et à mesure que se forme le condensateur, tout en surveillant le mA mètre qui ne doit pas dépasser le 10mA. On peut simultané-ment connecter un voltmètre aux bornes du condensateur et observer ainsi sa tension de formation qui monte. Si on dépasse les 10mA, le condensateur s'échauffe, et s'il entre en ébullition, il se passe un effet "cocote minute", l'électrolyte en surpression jaillit par la soupape de sécurité, aspergeant tout dans les alentours. Il ne faut donc pas laisser un condensateur se reformer sans surveillance, et interrompre l'opération si on s'absente pour la reprendre plus tard. Il faut en faire de même si on constate un échauffement trop grand, en général, une fois refroidi, on a gagné quelques volts, lorsque on recommence l'opération. L'opération peut durer moins d'une heure à plusieurs heures suivant le degré de détérioration de la couche d'oxyde d'alumine dans le condensateur. Lorsque on a atteint la tension de service indiquée sur le condensateur et que le courant de fuite est de moins de 2 mA, l'opération a réussi. Le mieux, pour automatiser l'opération serait une alimentation à courant limité constant , réglable de 0 à 20 mA et dont la tension varierai en proportion jusqu' à 350 volts.
Il faut s'assurer que le condensateur est étanche et ne présente pas de fuite, sinon il faut utiliser la méthode du vidage et du remplacement de l'intérieur par un condensateur neuf. Je commence par appliquer une basse tension, provenant d'une alimentation de labo qui va jusque à 24 Volts. Si le condensateur est en court-circuit, le courant monte puis au bout d'un certain temps diminue pour devenir presque nul. Puis à ce stade il y a deux méthodes, soit vous le reformez avec l'alimentation du poste sur lequel il se trouve, soit vous pouvez le reformer avec une alimentation HT réglable (exemple fig1). Si vous voulez le reformer dans le poste même, il faut faire un montage de deux diodes 1N4007 et de plusieurs résistances de 10k ohms 2 Watt. Vous connecterez les anodes des deux diodes à la place des anodes de la redresseuse HT, en enlevant celle-ci du châssis, ainsi que les autres lampes. Puis les résistances de 10k ohms en séries de manière à former une résistance à prises de 10, 20 ,30, 40, 50 k ohms. Une des extrémités de ces résistances sera reliée aux cathodes des deux diodes. Au moyen d'un fil mobile, on reliera le pôle positif du condensateur par l'intermédiaire d'un milliampère- mètre à la dernière résistance de 10 k, soit 50 k au total. On enclenchera l'appareil et on surveillera le courant qui ne devrait pas dépasser les 5 mA. Puis on passera à la prise suivante en mettant 40 k au total, si le courant est supérieur à 10 mA, il faut revenir à 50 k et laisser le condensateur se former, le courant baisse petit à petit, tandis que la tension monte à ses bornes. Puis on diminue la résistance par paliers de 10 k successifs, au fur et à mesure que se forme le condensateur, tout en surveillant le mA mètre qui ne doit pas dépasser le 10mA. On peut simultané-ment connecter un voltmètre aux bornes du condensateur et observer ainsi sa tension de formation qui monte. Si on dépasse les 10mA, le condensateur s'échauffe, et s'il entre en ébullition, il se passe un effet "cocote minute", l'électrolyte en surpression jaillit par la soupape de sécurité, aspergeant tout dans les alentours. Il ne faut donc pas laisser un condensateur se reformer sans surveillance, et interrompre l'opération si on s'absente pour la reprendre plus tard. Il faut en faire de même si on constate un échauffement trop grand, en général, une fois refroidi, on a gagné quelques volts, lorsque on recommence l'opération. L'opération peut durer moins d'une heure à plusieurs heures suivant le degré de détérioration de la couche d'oxyde d'alumine dans le condensateur. Lorsque on a atteint la tension de service indiquée sur le condensateur et que le courant de fuite est de moins de 2 mA, l'opération a réussi. Le mieux, pour automatiser l'opération serait une alimentation à courant limité constant , réglable de 0 à 20 mA et dont la tension varierai en proportion jusqu' à 350 volts.
Courant de fuite acceptable
(Joseph-Henri Lévy)J'ai trouvé dans le manuel d'un testeur de condensateur SPAGUE TO-05, une table des valeurs de courant maximal de fuite pour des condensateurs chimiques en fonction de la capacité et de la tension de service.
On trouvera plus bas de cette page un petit calculateur.
| 3 - 100VDC | 101 - 250VDC | 251 - 350VDC | 351 - 500VDC | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Un outil de calcul est disponible de courant de fuite est diponible sur ce site.
Sources et références
[1] R. Besson, "Technologie des composants électroniques, Tome 1, Edition Radio, Paris, 1977. .
[2] SPRAGUE, Operating manual, Model TO-5, Capacitor analyser and turns ratio bridge, Sprague products compagny, 1960
